Le groupe de travail sur l’emploi des jeunes de l’institut Jacques Delors était la semaine dernière force de proposition dans les colonnes du journal Le Monde. Huit de ses membres cosignaient une tribune dans laquelle ils appellent à la création d’un Erasmus Pro à destination des jeunes apprentis européens.
« Un jeune actif européen sur quatre est à la recherche d’un emploi, dans certains pays le rapport monte à un sur deux. » Devant le manque de résultat des actions en place, telle que la « garantie pour la jeunesse » et ses 6,4 milliards alloués chaque année, voici donc que pointe l’idée d’un Erasmus Pro qui tendrait à favoriser la mobilité des jeunes actifs européens en leur permettant d’aller acquérir des compétences au travers de formations dans d’autres pays européens. Le chiffre d’un million de jeunes est avancé à l’horizon 2020 par le groupe de travail. Disposition qui peut également permettre d’apporter des avantages coopératifs : baisse du chômage des jeunes, valorisation du capital humain, progression de l’intégration européenne. Ce levier peut être a priori facilement activé, à condition bien sûr qu’une série de mesures l’accompagne.
« Un accès aux offres disponibles sur le continent (grâce au réseau Eures et aux agences nationales pour l’emploi), une couverture des frais de mobilité et de formation linguistique et un accompagnement dans le pays d’accueil. » Le groupe de travail qui rappelle qu’il faudra en outre que « le programme Erasmus Pro prévoit une participation au salaire versé à l’apprenti européen. » Mais pour ce faire, il faudra également faire bouger deux chantier européens : « la portabilité des droits sociaux et la reconnaissance mutuelle des diplômes et qualifications ».

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