Une publication de Marie-Sophie Ramspacher sur le site Internet des Echos courant avril montrait que la sensibilisation autour de la qualité de vie au travail était encore un phénomène qui n’enthousiasme pas les services RH.

« Le plan d’action pour l’amélioration de la vie au travail se résume trop souvent aux crèches, aux conciergeries et aux salles de sport. » Voilà en substance le propos de Martine Keryer, médecin du travail et secrétaire nationale santé au travail et au handicap pour la CFE-CGC. « On n’aborde pas la qualité du travail puisque la plupart des accords de qualité de vie (QVT) se résument à la prévention des risques psycho-sociaux. Colloques et conférences sont fréquentés par les syndicalistes et les consultants mais les DRH s’y font rare », reprend Martine Keryer.

Alors que l’accord national inter-professionnel signé il y a deux ans avait jeté des bases concrètes, on reste aujourd’hui bien souvent face à des démarches isolées au sein des entreprises dont certaines proposent en interne des observatoires sans même un lien direct avec les services RH.
Et pourtant, un travail et une entreprise dans lesquels un salarié se sent bien n’est qu’un vecteur de croissance et de performance supplémentaire.