Interviewé par Le Monde, le 5 mai 2015, Bernard Ramanantsoa directeur de la prestigieuse école des hautes études commerciales depuis plus de 20 ans, a réaffirmé son attachement à HEC qui figure plus que jamais en tête d’affiche dans notre pays. Toutefois le directeur n’a pas caché que son institution elle aussi doit répondre de problématiques budgétaires : « le problème, ce sont les moyens avec des différences de modèles considérables en Europe entre, par exemple, une London Business School ou l’Insead, de fait complètement privées et qui fixent leurs prix en fonction du marché et Saint-Gall, en Suisse, dont l’État contribue à 90% au financement.

HEC n’a aucun financement public et la Chambre de commerce et d’industrie Paris Ile-de-France nous finance à hauteur de 12 ou 13% ! Le vrai défi aujourd’hui pour HEC c’est de trouver de nouveaux financements, notamment avec le fundraising. »

Également interrogé sur l’évolution à porter à la pédagogie, sa réponse a été pour le moins bien sentie : « quelle place doivent occuper les cas d’entreprise dans la pédagogie ? Il y a quarante ans, nous ne travaillions qu’avec des cas à la Harvard, aujourd’hui on utilise de plus en plus des mini cas ou des exercices, ou alors des cas en grandeur réelle construits avec nos entreprises partenaires. Aujourd’hui, le numérique modifie les comportements : comment se comporter face à des élèves qui peuvent valider –ou invalider- en temps réel ce que dit le prof. Mais il s’agit d’une évolution, pas d’une révolution. »

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