Appartements neufs d'architecteUne étude de l’INSEE reprise dans les colonnes du Monde daté du 15 mai, explique que le premier trimestre de l’année 2015 n’a pas été profitable au secteur du bâtiment. Ce dernier a en effet vu la destruction de 13.000 postes depuis le début de l’année, chiffre venant s’ajouter aux 140.000 perdus depuis 2007, soit 11% des effectifs.
Chiffres alarmants au point qu’un cadre de la fédération des travaux publics n’hésite pas à qualifier cette année comme étant « la plus noire depuis trente ans. Nous avons retrouvé le niveau du chiffre d’affaire de 1984 ».
Le CA du secteur en 2014 approchait les 114 milliards d’Euros, là où en 2007 il flirtait avec les 135 milliards, une baisse de 18,4%.
Dans une lettre ouverte publiée par la CAPEB (confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment), Olivier Loiseau dirigeant d’une entreprise familiale existant depuis 1906 s’alarme. « Je ne pourrai pas accompagner jusqu’à l’examen neuf apprentis que j’ai embauchés, c’est un déchirement. J’ai dû licencier cinq personnes dans un effectif de trente-sept, tout en suspendant quatre autres emplois. La crise y est certes pour beaucoup, mais c’est surtout la guerre des prix et des marchés avec des entreprises qui viennent d’on ne sait où et qui ne respectent pas les mêmes règles et contraintes que nous, notamment sur les marchés publics. »
Freinées par la publication tardive des textes réglementaires fin 2014 les entreprises ne bénéficient pas encore des mesures d’encouragement telles que l’éco-prêt à taux zéro, TVA à 5,5% ou encore crédit d’impôt à 30%. « La rénovation énergétique ne décolle pas encore », déplore Patrick Liébus, président de la CAPEB.

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