Coopétition ou pas coopétition pour les PME

Si tous les dirigeants ne souhaitent pas particulièrement faire croître leur entreprise, tous espèrent la rendre pérenne. Mais quelles solutions ont-ils pour s’adapter à un environnement économique et juridique qui bouge en permanence et expose leur pérennité ?

Rester pérenne, c’est avant tout disposer deux éléments fondamentaux, un avantage concurrentiel  et une profitabilité. Le premier permettant de se différencier de ses concurrents en étant le plus attractif possible, le second garantissant la poursuite de l’aventure et  les moyens de l’innovation nécessaire à la conservation du premier.

Deux éléments dont il n’est pas toujours facile de disposer lorsqu’on est une PME évoluant dans un environnement ultra concurrentiel et particulièrement atomisé.

Oui, quelque fois la faible taille  de l’entreprise lui fournit un avantage concurrentiel  en soi. Mais dans la majorité des cas c’est l’inverse que l’on constate. Nos PME sont vulnérables, elles sont de trop petite taille et manquent de nombreuses ressources financières, humaines, organisationnelles et même parfois disposent d’un portefeuille clients dont la structure même les met en danger.

Avoir une taille supérieure  serait donc une solution permettant de doter l’entreprise d’un ensemble de ressources plus solides nécessaire au maintien de son avantage concurrentiel.

Mais comment faire pour bénéficier de cette effet de taille lorsqu’on a pas spécialement les moyens de sa croissance, voir même lorsqu’on ne le souhaite pas ? Est-on alors contraint à rester vulnérable, à la merci du marché, de ses concurrents, de ses banques etc… ?

Des solutions alternatives existent et font de plus en plus d’adeptes en particulier les stratégies de coopétition. Ce néologisme, sous forme de mot-valise, regroupe en un seul mot, les termes de coopération et de compétition. Ceci pose en soit un paradoxe car dans un monde économique ultra concurrentiel,  est-il sérieux de penser que l’entreprise X puisse collaborer avec son concurrent direct Y pour renforcer leur avantage concurrentiel et garantir ainsi leur pérennité ?

Ce sont ces deux questions auxquelles nous allons tenter de répondre, avec vous, au fil de nos publications.  Tenter de comprendre en quoi, et pourquoi ces stratégies de coopétitions sont une réelle opportunité pour nos PME.

Le cabinet fort d’une expérience depuis 2005 dans ce domaine a mené une étude analysant un grand nombre de cas d’entreprises ayant choisi de mettre en place ces stratégies de coopétition. Cette étude nous a permis de  définir quels étaient les facteurs clés de succès de ces regroupements entre concurrents en les modélisant au travers d’une matrice. La matrice SPAS synthétise 3 grands aspects des alliances sous forme de coopétition :

  • Les motivations des acteurs
  • La gouvernance et le management de l’alliance
  • Les facteurs de pérennité de l’alliance